Alain Vassoyan

 

 Reconstruire Venus

 

L’histoire de cette exposition commence à la fin de l'été 1974, avec la découverte accidentelle d'une Venus. Pour l'enfant de 7 ans que j'étais, il s'agissait d'abord d'une fille mutilée, et qui avait un besoin urgent de membres.

 

En 2017, Reconstruire Venus se présente comme un dialogue visuel avec un enfant de 7 ans qui n'a rien oublié; alors que la Venus, disparue depuis, sera reconstituée et transformée dans une nouvelle vie, métaphore d'une période merveilleuse mais terriblement menacée.

 

Et soudain ... les époques se bousculent, se brouillent et se superposent. Le monde d'hier et d'aujourd'hui se voient projetés dans un avenir lointain, annonçant l'arrivée d'une nouvelle planète; blanche, immaculée, parfaitement circulaire, et tournant dans le sens inverse de la nôtre.

 

 

Venus, dans son parcours inversé,

aurait pu rencontrer la terre.

 

Au cas une telle fusion imaginaire ce serait produite, le temps terrestre initial en serait profondément bouleversé.

 

Dans cette nouvelle réalité, la révolution française et la première guerre mondiale auraient eu lieu la même année ...car une seule journée sur Venus équivaudrait à plus ou moins 250 jours sur terre.

 

L’intrusion fictive de la planète blanche dans ma vie aurait au moins directement inspiré la deuxième partie de mon exposition; l'on voit entre autres, un avion

fossilisé côtoyer une colonne romaine intacte... ou bien des satellites artificiels croiser le chemin des rois mages ...

 

Vu sous un angle plus formel, Reconstruire Venus sintègre dans le contexte très particulier de la galerie où s'enchaînent doucement le jour et la nuit que tout oppose



Alain Vassoyan